Rhizome ?

Comment ça a commencé ?

A cinq ans, dans mon petit jardin aux milles couleurs, binette à la main au milieu des cosmos plus hauts que moi, je disais : « Quand je serai grande, je travaillerai avec les plantes ! ».

Il m’aura fallu attendre mes 41 ans et un parcours professionnel dense pour me lancer enfin. Mais toutes ces expériences – de ma formation de comptable, en passant par la grosse industrie puis de belles années dans le monde de l’art et de la culture – viennent nourrir Rhizome.

Je pense que mon installation dans la Drôme, après plus de 20 ans en zones métropolitaines, y est pour quelque chose dans cette plongée dans mes souvenirs d’enfance.

Femme passionnée, curieuse et animée par une vision à écran large de la société, il se cache pour moi dans chaque pot, derrière chaque plante, le prétexte de mettre les gens en lien, entre eux et avec le monde qui les entoure. Rhizome évoque tout cela pour moi.

Cette aventure, je la souhaite en mouvement permanent et je la définis comme une jardinerie urbaine et conviviale. Derrière cela se déploie la plante verte dans tous ses états.

La plante in situ

Je propose des aménagements végétaux aux particuliers et aux professionnels, pour les espaces intérieurs et petits espaces extérieurs. Tout le monde n’a pas forcément un terrain à cultiver, mais tout le monde à besoin de se (re)connecter à un coin de verdure : du salon, au balcon, en passant par le pas de sa porte… De la vitrine au bureau… On peut installer des plantes (presque) partout !

Je n’aime pas parler de décoration, car pour moi la plante n’est pas un objet de décoration. C’est du vivant. Je souhaite proposer l’idée de jardin, même s’il n’y a qu’une seule plante, même si elle est en pot. Car un jardin on en prend soin, on le cultive, on s’y retrouve, … Et on choisit avec soin ses plantes en prenant en compte l’humain et les contextes.

C’est aussi un atelier

Quand je suis à l’atelier, j’ai le plaisir à laisser la porte ouverte pour que les voisin-e-s, les gens de passage puissent venir en toute simplicité trouver un conseil, partager un moment et repartir avec la plante qui leur convient.

 De la convivialité !

Pour entretenir cette convivialité, régulièrement je propose des ateliers rempotage, des apéros boutures, des rencontres, des ventes nomades, des interventions artistiques… des dérives végétales de toutes sortes.

Mes influences, mes sources d’inspiration ?

Je suis fortement inspirée à la fois par la démarche du jardinier Gilles Clément et par son concept du tiers-paysage, mais également par l’art du Haichue au Japon. Véritables jardins en pots qui trônent devant les commerces et les habitations qui marquent à la fois une séparation et une connexion entre l’espace privé et public et qui sont un prétexte d’échange entre les gens, un médium d’interaction entre les voisins et les gens de passage.

Des complicités

De mes inspirations autour de la plante et de mon tempérament, des complicités se sont mises en œuvre. Une plante peut se suffire à elle-même, mais elle s’épanouit également dans les connivences. C’est sur ce principe que naissent des liens avec d’autres intelligences de la main telles que les céramistes, des artistes, etc.

 Une plante, un pot, en engagement

L’idée forte est de proposer à chacun-e un espace de résistance poétique. Il y a de véritables enjeux à végétaliser nos villes, nos espaces de vie. Tant pour l’environnement que pour son bien-être. L’un ne va pas sans l’autre, vice et versa.

En résumé ?

Jardinons nos intérieurs, nos villes et nos villages !